Qui porte le Lab 7%

Jihane Herizi.

Psychologue clinicienne et transculturelle, psychologue du travail et psychosociologue, entrepreneure depuis 2007, coach agile depuis 2017. Quinze ans de pratiques mixtes autour de ce qui bloque les humains entre la compréhension, le corps, l’action et les systèmes relationnels dans lesquels ils vivent.

Le Lab prolonge ce que j’ai déjà transmis à travers mes accompagnements, mes contenus, le podcast 7%, mes newsletters et les premières versions du Lab.

15 ans

clinique, travail, psychosociologie, entrepreneuriat, agilité

+5 000

personnes accompagnées dans différents cadres

+6000

abonnés aux newsletters

+45 000

abonnés sur les réseaux

50 000

écoutes du podcast 7%

+300

personnes dans les premières versions

Ce que j’ai vécu

Je n’ai pas inventé une méthode parce que j’ai lu trois livres.

En 2023, une leucémie m’a ramenée brutalement à l’essentiel. Quand je suis arrivée à l’hôpital, on ne parlait plus de grands plans à long terme. On parlait de jours, de souffle, de présence, de ce qui tient quand tout vacille.

Ce qui m’a aidée à rester là, c’est exactement ce que je transmets ici : comprendre ce qui se joue, revenir de mon côté, m’accrocher à ma foi et à la gratitude, puis poser un acte réel, même minuscule. Continuer à travailler, partager, transmettre, rester en mouvement.

Deux phrases ont compté. La première : “Bouge, tu n’es pas un arbre.” Elle ne veut pas dire “force”, “ignore ton corps”, “avance coûte que coûte”. Elle me rappelle qu’il existe presque toujours une marge, même minuscule. Un mouvement possible. Une pression à retirer. Un geste à ajouter.

La seconde : “Tout est dans ta tête”, héritée de mon père. Je l’ai comprise bien plus tard. Pas comme une injonction à penser positif. Plutôt comme ceci : quand on conscientise de la bonne manière, quand on change l’angle, quand on voit vraiment le mécanisme, on peut ensuite agir sur tout le reste.

Pendant cette leucémie, j’ai aussi vécu un divorce après trois mois de mariage. C’était violent. Il y a eu l’abandon, le rejet, le deuil, le corps qui vacille, les repères qui tombent, et la nécessité de continuer quand même. Sur mon lit d’hôpital, je ne faisais pas des grands plans. Je faisais 7% à la fois : un petit geste, une respiration, un choix, un morceau de vérité, une manière de rester dans ma colonne vertébrale.

C’est ça qui m’a appris à ne pas me trahir, à revenir à moi, à savoir qui je suis, à faire les bons choix dans les différents domaines de ma vie, et à continuer de tenir malgré ce que je vis.

Ce que je pense

Le marché vend des déclics. Les gens restent seuls avec ce que ça ouvre.

Au début, je partageais beaucoup sur les réseaux, notamment en story. Je voulais créer des déclics, aider des personnes à mettre des mots, à passer l’étape d’après, parfois à se décider à entrer en thérapie.

Puis j’ai compris que ce que je faisais pouvait aussi nourrir exactement ce que je ne voulais pas pour elles : l’activation sans cadre, la lucidité sans passage, l’impression d’avoir compris quelque chose sans savoir quoi en faire ensuite.

Je vois trop de personnes intelligentes, sensibles, déjà très conscientes, se perdre dans des contenus qui les activent, les éclairent deux minutes, puis les laissent seules avec ce que ça a réveillé.

Instagram, TikTok, Facebook, LinkedIn, podcasts, newsletters, formations, lives, citations, carrousels, diagnostics sauvages : on n’a jamais eu autant de sources pour se comprendre, et aussi peu d’espace pour intégrer ce que ça ouvre. Une vidéo te cueille, un post te décrit, une phrase te remue, puis tout disparaît dans le feed et ton cerveau repart chercher la suivante. À force, tu es juste agité·e, mais tu n’avances pas.

Tout le monde parle de trauma, d’attachement, d’argent, de business, de couple, de guérison. Et parfois, c’est précieux. Mais parfois, ce sont des personnes peu ou pas formées qui mélangent tout : diagnostic sauvage, injonction énergétique, pseudo-neurosciences, spiritualité plaquée, coaching agressif, phrases toutes faites sur l’abondance, la blessure d’abandon, le système nerveux ou le féminin sacré.

Résultat : des gens déjà fragilisés ne savent plus s’ils doivent guérir, vendre, quitter, pardonner, respirer, manifester, se discipliner, changer toute leur personnalité ou bloquer tout le monde. Le langage de la transformation devient parfois un brouillard de plus.

Et puis il y a le réel : les psys sont débordés. La bonne personne ne se trouve pas toujours tout de suite. Le manque de budget est réel. Certains ont un suivi, mais restent seuls entre deux séances. Pendant ce temps-là, la vraie vie continue : le message qui active, la réunion qui écrase, la limite à poser, le couple qui rejoue, la famille qui aspire, l’argent qui fait peur, le corps qui serre.

Ce que j’ai découvert

Tu peux avoir déjà fait le travail et rester au seuil.

On peut lire, écouter, comprendre, faire des exercices, collectionner des phrases, repérer ses schémas, analyser son enfance, identifier son type d’attachement, connaître son système nerveux… et continuer à ne rien changer au moment précis où la vie demande un geste.

Parfois, on a compris, mais pas avec l’angle qui permet de vivre autrement. La phrase était vraie, mais pas encore utilisable. Elle éclairait la tête, pas encore le corps, le lien, le choix, l’action.

La lucidité sexy

Tu comprends. Tu réfléchis. Tu analyses. Tu peux même expliquer très précisément ce qui se rejoue. Mais la lucidité peut devenir une prison très chic quand elle remplace le passage.

Le cerveau automatique

Ton système préfère parfois le connu à la liberté, même quand le connu coûte cher. Il reprend la main parce qu’il reconnaît l’ancien chemin, pas parce que tu es nul·le.

La peur du deuil

Changer implique parfois de perdre une identité, une appartenance, une sécurité, un rôle, une histoire sur toi. Une partie de toi peut freiner parce qu’elle sent qu’un ancien monde doit mourir.

Le bénéfice caché

Une part de toi gagne encore quelque chose à rester là : éviter le rejet, garder une place, ne pas décevoir, ne pas risquer d’être visible. Tant que c’est invisible, ça dirige.

Psy, coaching & agilité

J’ai intégré le coaching à ma pratique de psy parce que comprendre ne suffit pas.

Avec les années, j’ai intégré des outils de coaching à ma pratique de psychologue. Pas pour remplacer le travail psychique. Pas pour aller plus vite que le corps. Pas pour faire semblant que tout se règle avec trois questions puissantes.

Je l’ai fait parce que je refuse qu’on reste enfermé·e dans sa tête, même avec beaucoup de lucidité. La prise de conscience est essentielle, mais seule, elle peut devenir une pièce très brillante où l’on tourne longtemps.

Le coaching m’aide à ramener le travail vers le corps, la vie, les gestes, les exercices, les choix et les questions qui déplacent vraiment quelque chose. L’agilité m’a apporté cette même logique : choisir un petit pas, tester, observer, ajuster. Ne pas attendre d’avoir tout compris pour commencer à bouger.

Un de mes rêves serait de former des psys au coaching efficace et à l’agilité. Parce que je n’en peux plus de voir autant de personnes rester des années en thérapie avec des prises de conscience immenses, mais sans passage réel dans leur vie.

Ce que je refuse

Je refuse de vendre du bruit sous couvert de profondeur.

Je n’en peux plus des espaces qui gardent les gens dépendants : dépendants d’une personne, d’un groupe, d’une interprétation, d’une séance, d’un nouveau contenu, d’une prochaine réponse.

Pas de gourouLe Lab ne promet pas de te sauver. Il transmet une méthode apprenable, utilisable seul·e, et même transmissible.
Pas de performance spirituelleLa douceur, l’amour de soi, la gratitude : oui. Mais pas pour se mentir, se taire ou appeler paix ce qui est juste de la peur.
Pas de coaching au fouetAvancer, oui. Mais pas en écrasant la partie de toi qui essaie encore de protéger quelque chose.
Pas d’exposition forcéeL’espace collectif existe, mais il n’est pas obligatoire. On peut participer, lire, ou travailler dans son coin en silence.
Pas de contenu jetéUn audio ouvre, un transcript aide à garder la trace, un exercice fait descendre dans la vie. Rien n’est là pour faire joli.
Pas de promesse médicaleLe Lab ne diagnostique pas, ne soigne pas, ne remplace pas une thérapie. Il accompagne un travail personnel guidé.

Je veux que ça reste vivant, clair, humain. Il y aura de l’authenticité, de l’humour, de la bienveillance, des images, des métaphores, et des ponts entre psychologie, coaching, agilité, neurosciences, transculturel, spiritualité, corps et émotions.

Ce que je crois

Je crois au 7%.

Avancer sans se trahir On peut bouger sans se mépriser. Une part de toi peut avoir peur et mériter d’être rencontrée, pas humiliée.
Le petit geste honnête Il vaut mieux qu’une grande déclaration qu’on abandonne trois jours plus tard.
Ce qui est vu peut être choisi Le corps n’est pas un obstacle. Et parfois, ce qui bloque n’est pas un ennemi : c’est une protection.

On peut reconstruire une colonne vertébrale, 7% à la fois.

On peut survivre à l’abandon, au rejet, au deuil, à la maladie, à la perte de repères et à tout ce qui peut faire mal, interroger, déplacer ou secouer. Pas en se racontant que ça ne fait rien. En apprenant à le vivre sans se quitter, à rester là pendant que ça tremble, puis à poser un geste, encore un, jusqu’à redevenir habitable pour soi-même.

7%

Le changement ne commence pas toujours par une révolution. Parfois, il commence par une marge respirable.

Pourquoi 7% ?

Parce qu’1%, seul, peut rester trop discret pour que tu sentes vraiment le déplacement. Mais 1% répété chaque jour pendant une semaine commence déjà à créer une trajectoire. 7%, c’est ce moment où le mouvement devient perceptible.

1%un micro-mouvement, presque invisible
7 joursassez court pour rester possible
7%assez concret pour sentir que ça bouge

Je tiens aussi ce 7 de l’agilité. Dans beaucoup d’équipes, un sprint court se pense souvent autour d’une semaine : on choisit une action, on teste, on observe, on ajuste. Pas besoin d’avoir tout compris pour commencer. Au bout de quelques jours, on voit déjà un premier signal : ce qui résiste, ce qui s’ouvre, ce qui demande à être déplacé.

Et puis le 7 dépasse la méthode. C’est un chiffre de passage qu’on retrouve partout : dans les rythmes, les cycles, les récits, le symbolique, le spirituel, le mathématique, le physique. Il raconte souvent une traversée : assez courte pour rester humaine, assez longue pour sentir qu’un seuil se franchit.

Pas une révolutionun déplacement respirable, qui ne fait pas paniquer le système.
Pas une formule magiqueune image concrète pour passer de la compréhension au geste.

Le 7%, c’est la question d’après : qu’est-ce que j’en fais maintenant ? Dans ce message. Cette limite. Cette décision. Ce corps. Ce lundi matin où il faut bien vivre ce qu’on a compris le dimanche soir.

Pourquoi l’audio

Parce que certains sujets ne se travaillent pas les yeux fixés sur un écran.

Écouter, c’est différent. Tu peux fermer les yeux, marcher, respirer, pleurer, t’arrêter, reprendre. C’est plus proche d’un divan, d’une séance d’hypnose, d’une voix qui t’accompagne dans ton monde intérieur.

Une voix. Pas une vidéo de plus.

Le cœur du Lab, c’est l’audio. Le transcript et l’exercice sont là pour t’aider à rester avec ce qui se passe, pas pour transformer ça en devoir.

Le cadre

Le Lab ne remplace pas une thérapie.

Le Lab ne remplace pas une thérapie, un médecin, une urgence, un diagnostic, ni un lien humain réel. Il prend place dans l’espace souvent vide entre la prise de conscience et le geste.

Il ne promet pas de sauver, de guérir ou de réparer à ta place. Il propose un cadre guidé pour continuer à travailler quand la vraie vie revient : entre deux séances, entre deux décisions, entre deux réactions, entre deux versions de toi.

Ce manifeste ne remplace pas un accompagnement thérapeutique ou médical. En cas de détresse, contacte un·e professionnel·le ou le 3114.

L’héritage

Ce que j’ai appris, je ne veux pas le garder pour moi.

Je veux laisser quelque chose derrière moi : pas une méthode parfaite, pas un personnage, pas une vérité définitive. Je veux laisser une trace de ce que la vie, le métier, la maladie, le deuil, l’amour, les ruptures, la foi, le corps et les traversées m’ont appris.

Tout ce que j’ai compris, parfois dans le calme, parfois dans la douleur, parfois parce qu’il fallait rester en vie un jour de plus, je veux le rendre utile. Le Lab, c’est la forme que j’ai trouvée pour le faire : avec les réseaux, le podcast, la newsletter, les audios, les exercices, et cet espace où l’on peut continuer à travailler sans se perdre.

Je crois que ce qu’on apprend vraiment, on ne l’apprend jamais seulement pour soi. À un moment, on se doit de transmettre. Pas pour donner des leçons. Pour passer une lampe. Pour que les suivants aient moins froid, moins honte, moins peur, et se sentent, petit à petit, moins seuls.

Et les prochains, ce sera vous.

Jihane Herizi Le Lab 7% · Avancer sans se trahir